Mon stylo habille, si peu si mal, les maux que j’ai subit. Encre noire de mes à peine né des déracinés qui sur moi sont tombés.
Rien ne peut être recueilli sur les pas vernis d’un cercueil à prendre en filature beaucoup trop top.
Cela pèle le cœur et le met à vif lorsque l’on reçoit la gifle de la prématurée mort de sa génitrice.
Cela fait de nous un enfant survivant, sans même qu’il y ait eu la couche d’apprêt, qui nous aurais fait un après mais au moins un avant.
Faut faire avec, parce que l’on est trop sans.
Mais alors et en si forts.....
Il nous arrive des désirs qui ne peuvent qu’être éclatants, des grenades d’Espagne qui nous submergent et nous gagnent, des Andalouseries que l’on chérit et des rêves de reines bohémiennes qui bien à nous tiennent.
Qu’importe alors les Picasseries et les baroques, d’être d’un autre lieu, d’une autre époque, l’élan et ses urgents seuls sont importants.
C’est décidé, tout sera félinerie, la moindre caresse chassera les plus énormes des tristesses, et les rires de son aimée seront un feu d’artifice.
Mon stylo habille, si peu, si mal mes mots, ma plume doit revenir sur mes ailes, que je me déhabille, pour réussir enfin à m’envoler.
