OUVRIR

OUVRIR
 
Ouvrir la porte des cages où sont enfermés tant de cœurs
Passer un peu pour un fou à vouloir accoucher les sentiments
Crocheter les verrous déverrouiller les préjugés et les peurs 
Au nom de ce rêve qui m'anime d'un monde qui serait autrement
 
Plus loin que les glandes les sexes et les désirs
Et leur fatiguant cortège de tristes conventions
Essayer de faire enfanter de douces émotions
Pour que les âmes libres puissent enfin grandir 
 
A ce jeu intense qui n’en n’est pas un
Dansent et s’épanouissent des ferveurs
Et les étreintes ne serait-ce que des mains
Arrêtent enfin l’infernale ronde des heures
 
Je parle et souffle pour ranimer les dernières braises
Et je plaide pour  le si extraordinaire qu’est l’autre
J’en poursuis l’idée jusqu’à ce qu’elle m’obsède
Sans relâche et avec des obstinations d’apôtre
 
On me prête à priori souvent de noirs dessins
Et je subis l’amer pilori du poids des doutes
Si aventure il y a elle ne sera pas sans lendemain
Et il m’en faudrait plus pour me mettre en déroute
 
Force m’est de reconnaitre qu’avec les ils
Cela ne me donne guère de grandes  ailes
Car il me faut pratiquer le délicat et le subtil 
Mais ça  je ne sais le faire qu’avec qu’elles
 
Pécheur infatigable je déploie mes mailles
Mais ce ne sont que de douces invitations
Dés le premier frémissement je tréssaille
Mais relâche à la moindre hésitation
 
Je ne veux que des âmes apaisées et consentantes
Etre une parenthèse dans la marge de l’inassouvi
Pures têtues simples et tendrement aimantes
Pour que nous puissions boire à cette eau de vie