Hippocrate

Hippocrate

 

Dans cette grande et vieille armoire qu’est la vie,

trousseau de la clé de ma vallée des rois,

la pile de mes sentiments pour toi,

peut paraître finalement  petite et enfantine.

 

Mais pourtant j’y ressens en offrande,

Dans l’essence de ce qui te fait Toi,

la si intense et bleue lavande.

 

Ne faisant pas le sombre hypocrite,

J’avouerai que j’en ai des serrements d’Hippocrate,

où je me fais et pas qu’un peu serpent,

 mais animé  alors et immensément,

dans ce champs des désirs fertiles,

de celui si intense de te soigner aussi.

 

Autours de ton corps et autours de ton âme,

le venin de mes jours s’en va et se fait élixir,

pour des hors en des enroulements divins d’amour.

 

Mais finalement,  pourtant, et très ailleurs,

loin des chemins noirs de croix bornés

par les  cimeterres ensanglantés des morts passées,

c’est Toi ma douce ma tendre mi amor,

qui m’emmène encore et qui encore me ravit.

 

Dans cette vie si caduque,

c’est là que je me sème en toi,

 dans une éternité du vivre,

qui ne pourra que manquer.

 

 Tu te fais alors, et peut-être malgré Toi,

 l’infirmière sublime de mes infirmes  hier.