ENVIES

ENVIES


Je t'écorche d'un mot,
tu me blesses d'un rire.
Sans trop pouvoir
et à trop vouloir
nous parler d'espoir.

Envie, envie...
de te faire naître entre mes bras,
d'être là à mains nues à te dire belle
de te montrer, gisant à tes pieds,
toutes mes vieilles ailes.

Envie , envie...
de t'avoir là,
à te toucher des cils,
et comme on est d'un pays
que tu m'appartiennes.

Envie, envie...
de renaître à ta tendre déchirure,
d'y revenir enfin grand et fort
rebelle à ce qui serait autre que toi.

Envie, envie ...
d'être immensément Un
à être si intensément Deux
que tu me dises : tu m'appartiens
et que cela soit pour toi
la plus ronde de tes pensées.

Envie, envie....
que nous soyons nos enfants
tutoyant nos différences
dans l'indifférence du temps.

Envie, envie...
que tu m'appartiennes
jusqu'au passé
qui te conduisit jusqu'à moi.

Envie, envie...
Que nous en soyons grands
Et tout agités d'émoi
à nous savoir ainsi dressés
sur nos morts anciennes.

Envie, envie...
dans le secret du geste
que nous nous endormions
paumes ouvertes
ta ligne de vie sur la mienne

Envie, envie...
que nous soyons

EN VIE.