DEUX MAINS

 

DEUX MAINS

 

Deux mains creuses et jointes où déposer ta vie,

îles et ailes, où poser mollement tes oiseaux tremblants : viens ....

 

Nous frissonnerons ensemble sous la vie qui coule,

soyons violons de bois, la musique et le rythme  nous incombent.

Il nous faudra du feu, beaucoup de feu ainsi que des lunes rousses.

Des nuits trop courtes, où sous la garde de chiens fous assoiffés de tendresse,

rêveront alors, des nuées d’enfants.

 

Nous aurons des moments tristes, pour sourire- malgré- tout et des abandons de tête pour épaules mauves.

Il faudra aussi quelques larmes, pour le partage du sel et des yeux fermés pour mieux s’écouter vivre et se dire qu’il fait faim.

 

De la vie comme une source sûr  où tu me feras des fleurs, j’en serai ivre et pleurerai à roussir les feuilles et nous aborderons enfin, la saison des braises longues.

 

Alors, sous nos vieux vêtements, nous nous sentiront merveilleusement nus, nous y serons sans mémoire et y habiteront pleinement.