Au fil des jours

De nos vies paysan ou artisan,

en nos cales aux mains

allons y chercher nos beaux cependant,

d'avoir au moins voulu y créer du bien

dans ce temps qui s'égrenne

d'avoir semer quelques graines

d'amour dans le si profond

de nos jours qui regorgent de sillons 

 

 

chez les diamants nul ne peut être fier
le minimum étant de couler en rivière
sur la sueur douloureusement versée
par les  noirs damnés de la terre
qui se sont échinés pour les trouver

 

 

 

Depuis le temps, force m'est de constater que je ne me suis jamais rasé 

en écoutant ....Barbara.........

 

Dans les déroulés paraplégiques de nous

aux boiteuses logiques

dans nos tant désirs de vie câline

cherchant des alibis pour nos présents pas assez

dans un passé un peu beaucoup inventé 

n'oublions jamais qu'il y avait  aussi à manger

des cervelles d'agneau dans nos cantines

 Alors caressons nos coeurs 

pour soigner nos peurs

il y reste de si  beaux bonheurs

à encore et encore y trouver 

 

Borodine

Dans les grandes écoles, il y a Centrale,

 mais dans les apprentissages de la vie,

 plus loin que dans nos dors dine,

 il y a les steppes d’un Borodine

 en  son Asie centrale.

 Musique de moujik,

où des chevaux fous,

galopent sur nos herbes rases,

 plus loin que nos lamentables.

Le soir en leurs étables

 ils dînent de nos vieux foins

 pour plus loin que nos précipices

 à  tant rester dans les prémices,

on continue de rêver de soi....

 

Ailleurs et en nous nichés

Ou posés sur les cicatrices de nos genoux  

Il y a nos  anciens rendez vous

Eminemment et terriblement  ratés

qu’il ne nous faut pas oublier. 

 

Parfois le vent nous effleure

On y sent des pétales de fleurs

Même lorsque ce n’est pas

 

Pourtant elle est là

La tant désirée douceur

Où l’on peut oublier nos effrois

C’est un si bel ailleurs

Plus loin que ces envies

Qui finalement nous broient

Un rendez vous rendez toi

Où nous sommes en vie

Une si belle rédemption

Toute en tendre émotion

Où l’on peut tout oublier

Tout ce qui nous a tant manqué

Un ça à ne surtout pas rater

Dans nos jardins dits verts

Parfois une orange rit

Joli quartier de lune

En nos nuits presque posthumes

Une vitamine c’est

A surtout ne pas manquer

Derniers fruits à croquer

Ultime  et infime volupté