2 MAINS

Deux mains

Douces frivoles légères et intentionnées
Qui parcourent les formes courbes de ton corps
Comme un pianiste cherchant l’ultime accord
De l’impérieuse symphonie de t’aimer.

Un de mes doigts glisserait sur tes lèvres
Pour t’imposer tout l’or du silence
Et te prédisposer aux futures fièvres
Car j’irai jusques aux délicieuses indécences

Mais j’irai comme un insensé quidam
Croyant qu’il a mille vies devant lui
Feignant de découvrir ce que c’est une femme
Dans ce conte enluminé des mille et une nuits

Je retracerai chaque trait de ton visage
En apprendrai chacuns des contours
Ferai fermer les yeux à la petite fille sage
Pour parler d’un autre et plus ardent amour

Car j’ai le dessein avoué d’explorer
Les harmonieuses courbes des tiens
D’en parcourir les petits bouts dressés
Et de dériver sur leurs doux méridiens

J’en explorerai les accueillants vallons
Me laissant glisser dans les vallées
Jouant de Toi comme un violon
En t’effleurant de mon archet

Je te feuilletterai comme un livre
Humectant souvent mon doigt
Jusqu’à ce que ma passion t’enivre
Et que tu défailles sous les charnelles joies