J'AI REVE DE TOI

  • Par tungstene
  • Le 22/12/2009
  • Commentaires (1)

 

J'ai rêvé de toi

 

J'avais....

J'avais  des vignes rousses et  des feuilles mortes.

J'avais des prairies qui crissent sous la botte.

 J'avais sous une main de lierre,

une chapelle aux quatre vents

 et sa source y chuchotant la prière.

J'avais des pommes qu'on attrape en sautant,

 une chanson douce sur les lèvres,

on y parlait de pluie et d'amants.

J'avais des mains s'échappant de mes poches

pour cueillir des raisins tout proche.

 J'avais des marrons noirs que me rendait le feu,

Je m'y brulais les doigts quelque peu.

J'avais une averse cinglant les carreaux,

 j'avais même un arc- en- ciel et qu'il était beau.

Des enfants m'ont souri, un chien s'est glissé sous ma main,

 j'ai dérivé  le long d'un ruisseau qui courait vers demain.

Au cœur de cette nuit, j'ai vu venir de gros nuages.

J'ai caressé de grands chevaux craignant l'orage,

 leur ai porté du foin, en ai gouté l'odeur avec eux.

J'avais de la terre aux pieds, de la paille en mes cheveux,

 l'entrée d'une maison où frapper mes talons boueux.

Sur des fenêtres étroites, j'avais de la buée en halo.

J'avais un enfant récitant ses leçons,

 un sourire, et quelques tendres mots,

il y faisait chaud et ça sentait bon.

J'avais  tout et je n'avais rien.

Mon herbe folle, mon petit pays silencieux,

 je te sais toujours aussi belle,

mon tendre amour, ma mirabelle,

j'en étais sans idole et tout frileux.

J'avais presque tout pour être heureux.

 

J'avais tout et je n'avais rien.

Rien du tout.

 Tu étais sous d'autres cieux.

 

Michel Astégiano

 

plus sérieux

Commentaires (1)

1. wiljameson Pierre-louis 13/05/2013

j'aime bcp ce texte, c'est vraiment érotique aucune Fille ne peux survivre à ces mots à un moment donné: sur le lit, sous la fraicheur du paysage qui caresse son doux visage, elle imagine et ces mots sont les médicaments qu'il faut pour la faire rêver

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