ABIMES ET CIMES

  • Par tungstene
  • Le 22/12/2009
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Abîmes et cimes

 

Alors vinrent, telle une horde de mendiants,

 ces géants taillés à la serpe du gel et du vent.

 Drapés de leurs grands haillons de pierres,

 tachés de blanc,

Ils marchent vers le ciel à pas lents.

 

Opéras immobiles et muets,

 symphonies dressées dans le temps,

 figés,    impassibles  et pourtant...

Ils sont là,    ruisselants

 en des cieux déchirés,

 de lacs en torrents

 

Alors l'homme vint. L'homme vain,

 pour une fois arrêté

 et qui s'élève, d'avoir touché  enfin

 que la vraie grandeur qui est en soi

 est dans le dérisoire qui le broie.

 

Il est là,  humble et solennel

 et caresse infiniment, elle

cette perle enfant qui frémit

 émue et tremblante

 sur son collier de vie,

 au fil rouge sang.

 

 

Alors il, dense, danse

grandit du dedans

sous ce frémissement d'elles

 renaît puis ruisselle

et pour un instant seulement

se sent libre et transparent.

 

 

 

plus sérieux

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